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Politique
"L'intensification des attaques de l'extrême droite contre la culture et la pensée est en accélération", estime Olivier Mannoni qui dénonce une langue française minée par le fascisme
Aujourd’hui je voulais vous écrire à propos de la canicule. Un papier pertinent, bien construit, argumenté et documenté. Comme toujours quoi (Comment ça, non ?). Seulement, il est à peine 8h du matin et il fait déjà 32 degrés chez moi. J’ai le corps et le cerveau fondus. Que voulez-vous, je suis en sucre. Incapable de “résilience” (ce mot me sort par les trous de nez), je n’arrive pas à surmonter dignement une petite vague de chaleur pour participer activement au bon fonctionnement économique de la France. C’est une honte. Je ne suis pas digne de ma patrie. Après tout, comme dit Yann Barthès, nous sommes toutes et tous logé-es à la même enseigne face à la chaleur. Moi, dans mon appartement pourtant bien isolé où, chaque matin depuis le début de la semaine, la température a malgré tout augmenté d’un degré de plus ; les étudiant-es dans leur minuscule bouilloire thermique sous les toits, où il doit probablement faire entre 5 et 10 degrés de plus que chez moi ; les travailleuses et travailleurs sur les chantiers, dans les champs, où l’effet sèche-cheveux s’est mué en effet décapeur thermique ; dans les usines, dans les hangars où la température dépasse aisément les 50 degrés, générant des coups de chaleur, des évanouissements ou pire ; Bernard Arnault dans sa/ses voiture(s), son/ses bureau(x) et se(s) logement(s) climatisés.
Technodiversités : reprendre la main sur le numérique !
Timothée Parrique, économiste spécialiste de la décroissance, appelle à ralentir l’économie, à repenser notre rapport à la croissance pour enfin enclencher la transition écologique tant attendue.
Le 25 juin, alors que la température moyenne du pays atteignait un record absolu, Emmanuel Macron a salué le « gros travail » d’adaptation réalisé durant son mandat. Dans cet édito, notre journaliste démonte cet enfumage, preuves à l’appui.
Décidément, nous sommes bien bêtes. Nous pensions cuire dans des logements mal isolés ; voir les écoles devenir des fournaises, les villes des étuves, les élevages des cimetières géants ; nous croyions observer les hôpitaux craquer, débordés par les victimes d’hyperthermies et de malaises cardiaques.
Décidément, nous sommes bien bêtes. Nous pensions cuire dans des logements mal isolés ; voir les écoles devenir des fournaises, les villes des étuves, les élevages des cimetières géants ; nous croyions observer les hôpitaux craquer, débordés par les victimes d’hyperthermies et de malaises cardiaques.
L’emprise des géants de la tech ne relève pas seulement d’une domination financière ou d’un privilège de caste. Elle structure un authentique (techno-)fascisme. Un système global bien plus résilient qu’une oligarchie. Ce pouvoir ne cherche pas à convaincre, mais à neutraliser toute contestation à la racine. Par la capture attentionnelle et l’invisibilisation algorithmique, il impose un présent perpétuel et mondialisé qui fige les inégalités et cherche à enfermer les existences dans un ordre biopolitique permanent.